À l’UTMB 2025, Clément Deffrenne alias clemquicourt a terminé à la 144ème place du classement général sur 1665 finishers, avec un temps officiel de 29h19’34 ». Une première participation sur la mythique course de Chamonix qui confirme, chiffres à l’appui, qu’il n’est pas qu’un créateur de contenu mais un vrai ultra-traileur.
Les chiffres bruts de sa performance

Le 29 août 2025, Clem franchit la ligne d’arrivée de Chamonix sous les 30 heures, sur l’une des courses les plus exigeantes du monde. Les 174 kilomètres et les 9 900 mètres de dénivelé positif du parcours UTMB, traversant la France, l’Italie et la Suisse, n’ont pas eu raison de lui. Son retard sur le vainqueur est de 10 heures et 36 secondes, ce qui le place dans le premier tiers du classement masculin.
| Donnée | Résultat |
|---|---|
| Classement général | 144ème / 1665 finishers |
| Classement masculin | 127ème / 1444 hommes |
| Classement catégorie (20-34 ans) | 59ème |
| Chrono officiel | 29h19’34 » |
| Distance parcourue | 174 km |
| Dénivelé positif | 9 900 m+ |
| Temps de repos total | 1h51’29 » |
| UTMB Index | 668 points |
Pourquoi ce classement impressionne
Terminer l’UTMB sous les 30 heures lors d’une première participation, ce n’est pas anodin. Chaque année, des milliers de coureurs tentent leur chance pour y décrocher un dossard, et une bonne partie des finishers passent largement au-delà de 40 heures. La barre des 30 heures est une référence symbolique que seule une minorité de l’élite mondiale franchit. Clem y est passé dessous, avec plus d’une heure et demie de marge.
Sa place dans le premier tiers du classement général est d’autant plus remarquable qu’il s’agissait de sa première participation. L’UTMB est une course où la gestion de l’effort, la connaissance du tracé et l’expérience des nuits en altitude font la différence. Beaucoup de coureurs solides abandonnent ou calent dans les derniers 50 kilomètres. Clem a tenu.
Un palmarès bien au-delà du buzz

L’UTMB n’est pas une anomalie dans le parcours de Clément Deffrenne. Il avait déjà mis tout le monde d’accord avant Chamonix, avec des performances mesurables sur des épreuves de référence :
- 4ème au Trail des Géants 2025 (Ultra Terrestre, 220 km, 14 000 m D+) en 48h57, à La Réunion
- Top 10 au G.O.A.T. Ultra 100 km en 17h12’19 »
- 23ème à la Diagonale des Fous 2024, autre monument du trail d’ultra-distance
- 6ème au Hajar Ultra 2025 (118 km, 5820 m D+) en 18h04’10 »
- UTMB Index de 668, score réservé aux coureurs confirmés sur les plus grandes distances
Ces résultats ne se lisent pas comme des performances d’influenceur en goguette. Ils reflètent une régularité sur des courses extrêmes, dans des conditions variées, sur trois continents différents. La réponse à ceux qui doutaient est dans les données.
L’UTMB Index : un thermomètre objectif
Pour évaluer le niveau réel d’un coureur d’ultra, l’UTMB Index est l’indicateur le plus utilisé dans le milieu. Il est calculé à partir des performances sur des courses qualificatives labellisées, en tenant compte de la distance, du dénivelé, du classement et du nombre de participants. Obtenir un score au-dessus de 600 place un athlète dans la catégorie des coureurs expérimentés et réguliers.
Avec ses 668 points, Clem se situe bien au-dessus de ce seuil. Pour comparaison, la majorité des coureurs qui participent à leur premier UTMB arrivent avec un index entre 500 et 600. Ce niveau le rapproche davantage des athlètes semi-professionnels que des amateurs éclairés. Son index ITRA atteint même 717 points en 2026, signe d’une progression continue.
La préparation derrière les kill cams
Le personnage de clemquicourt fait rire, mais la mécanique derrière ne laisse rien au hasard. Finir l’UTMB en moins de 30 heures nécessite des mois de travail en amont, une gestion nutritionnelle précise sur le parcours, et une connaissance fine de ses limites. Clem analyse ses données sur Strava, teste son matériel Brooks en conditions réelles avant chaque course majeure, et prépare ses ravitaillements avec sérieux.
Sa signature visuelle, les fameuses « kill cams » inspirées de l’univers du jeu vidéo, filme les dépassements en course avec humour. Mais derrière chaque coureur doublé se cache un effort physique calibré, pas une improvisation. C’est précisément cet équilibre entre rigueur sportive et communication décalée qui fait de lui un cas à part dans le trail français.
Un profil atypique, une trajectoire unique
Né à Lille d’un père ouvrier et d’une mère professeure des écoles, Clément Deffrenne n’a pratiqué aucun sport dans sa jeunesse. Son adolescence, c’était Call of Duty et les jeux vidéo. C’est un stage de fin d’études à l’Île Maurice, après son passage à l’EDHEC, qui change tout : il découvre la course à pied, puis le trail, et ce déclencheur tardif devient une passion absolue.
Cinq ans après avoir chaussé ses premières baskets sur les sentiers mauriciens, il boucle l’UTMB dans le premier tiers du classement, devant des milliers de coureurs qui s’entraînent depuis vingt ans. Cette trajectoire parle à une génération entière, celle qui ne vient pas des clubs d’athlétisme, qui a grandi avec un casque sur les oreilles et un écran devant les yeux, et qui prouve aujourd’hui que le trail n’a pas de profil type.
Quel impact sur le trail français ?
Le phénomène clemquicourt soulève un débat récurrent dans les communautés de trail : les créateurs de contenu apportent-ils quelque chose à la discipline ou en brouillent-ils l’image ? Dans le cas de Clem, la réponse sportive est claire. Ses vidéos accumulent des millions de vues auprès des 18-35 ans, une tranche d’âge que les organisateurs de courses peinent à fidéliser. Il rend l’ultra-trail désirable là où il semblait inaccessible, sans jamais trahir l’esprit de la compétition.
Avec une communauté qui dépasse les 300 000 abonnés sur les réseaux sociaux, des performances validées par les données et une capacité rare à raconter une course de 174 km comme personne d’autre ne sait le faire, Clem qui Court s’impose comme l’une des figures les plus singulières du trail mondial. L’UTMB 2025 n’était qu’un début : la suite de son palmarès s’écrit à chaque sortie, sur les sentiers comme derrière un objectif. Et pour trouver le T-shirt de Clemquicourt, c’est par ici !
Quentin, 27 ans, passionné par le Trail depuis plusieurs années. Je vous partage les résultats Trail et Running en live !



